L’équipe de l’Ukraine ne décolère pas après ce but refusé mardi, lors du match disputé contre l’Angleterre, et ce n’est peu dire de la réaction des joueurs et des médias ukrainiens. Tous hurlent au scandale, et sans doute avec raison, puisque la vidéo circulant partout sur le Web démontre qu’il y avait bel et bien eu but. Or, la présence des cinq arbitres sur le terrain, dont l’un se trouvait à la hauteur de la ligne de but, n’a pas suffi apparemment, puisqu’aucun d’entre eux n’a vu le ballon pénétrer d’au moins une cinquantaine de centimètres à l’intérieur du filet anglais.
Ce but refusé à Devic élimine par le fait même le pays organisateur, qui a dû s’incliner 1-0 devant l’Angleterre. Eut-il été accordé qu’il n’aurait pas qualifié l’Ukraine pour autant. Mais sans cette erreur humaine, le Jovto-Blakytni aurait pu revenir dans le match et ainsi inscrire un but égalisateur à la 62e minute de la compétition.
Cette bévue relance le débat sur le vidéo-arbitrage, et pour le président de la FIFA, l’instauration de cette technologie est devenue une nécessité absolue. Pierluigi Collina, responsable de l’arbitrage à l’UEFA, reconnaît qu’il s’agit là d’une bavure fâcheuse certes, mais il n’en demeure pas moins qu’elle aura des répercussions, et qu’elle demeurera longtemps gravée dans la mémoire des Ukrainiens. Bien qu’il se soit montré efficace depuis le début de l’Euro 2012, ce nouveau système d’arbitrage à cinq, testé pour la première fois au cours d’un tournoi d’une telle ampleur, subit un dur coup. Quant à l’arbitre hongrois Viktor Kassai, ce cauchemar le hantera sûrement pendant très longtemps.




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